Financement de l'école privée : qui est pour, qui est contre ?
Il faut réduire ou supprimer le financement public des écoles privées.
Dépouillement sur 13 candidats dont la position est documentée. 15 candidats n'ont pas de position sourcée sur ce sujet.
Pour 5
Son programme prévoit la fin de toute aide publique aux établissements privés et l'absorption du parc scolaire privé par le public, mettant fin au système de « l'école libre ».
Démantèlement des petits cours privés et de toute aide publique, toute défiscalisation, tout appui d’État ou communal à des institutions privées. Refonte de la carte scolaire et absorption du parc scolaire privé, fin du système issue de « l’école libre ».Les Ruches - La Voie, programme intégral de Juan Branco (845 mesures), mai 2026
Position de son parti : Révolution permanente, qui dénonce le financement à 75 % des établissements privés sous contrat par l'État, demande la nationalisation sans indemnité de toutes les écoles privées.
La nationalisation sans indemnité ni rachat de toutes les écoles privées, et la disparition des établissements publics qui imposent toute forme de sélection des élèves à l’entrée, accompagnée de l’embauche et titularisation de tous les personnels du privé dans le public, avec le même statut et les mêmes conditions de salaires .Révolution Permanente - Municipales 2026 : casse de l'école, tri social, militarisme... quel programme pour l'éducation ?, 14 janvier 2026
Veut à terme réserver les financements publics à l'école publique, après une période où les dotations du privé dépendraient de son engagement pour la mixité sociale.
Dans un premier temps, les dotations des écoles privées seront pondérées en fonction de leur engagement dans les politiques de mixité sociale. À plus long terme, les financements publics seront réservés à l'école publique.Emmanuel Maurel 2027 (site de campagne) - Le programme : La gauche au rendez-vous du sursaut français, 18 septembre 2026
Position de son parti : le PCF veut mettre fin au financement des écoles privées au-delà des obligations légales et lutter pour que les financements publics soient réservés à l'école publique.
Mettre fin au financement des écoles privées au-delà des obligations légales, et lutter au niveau national pour que les financements publics soient réservés à l'Ecole publique.PCF - Municipales 2026 : le programme, 2025
Veut réviser la loi Debré pour diminuer la part de financement public des établissements privés à 50 % et la conditionner à des obligations de mixité sociale.
Réviser la loi Debré de 1959 pour diminuer la part de financement public à 50 % en contrepartie des frais de scolarité et la conditionner à des obligations de mixité sociale.Les Écologistes - Pour une prospérité écologique (programme), 13 juillet 2026
Plutôt pour 4
Position de son parti : Lutte ouvrière dénonce le financement public des lycées privés sous contrat, qui peuvent sélectionner leurs élèves, et les subventions supplémentaires des régions, sans demander explicitement sa suppression.
Dans les lycées privés sous contrat, le plus souvent catholiques, l’État doit déjà payer le salaire des enseignants et les dépenses de fonctionnement des établissements sont réglées par les régions alors même qu’ils n’ont aucune obligation de scolarisation et peuvent sélectionner les élèves qu’ils accueillent.Lutte ouvrière (hebdomadaire) - Enseignement privé : arrosé par État et régions, 11 septembre 2024
Position de son parti : le projet du PS prévoit de conditionner les contrats d'association des écoles privées à des objectifs de mixité, d'en moduler les dotations et d'interdire les subventions supplémentaires, sans supprimer ce financement.
Conditionner les contrats d'association entre l'État et les établissements privés à des objectifs de mixité scolaire, moduler les dotations en fonction du respect de ces objectifs et généraliser la prise en compte du critère de l'IPS (indice de position sociale). Interdire les subventions supplémentaires pour le financement des établissements privées.Parti socialiste - Le Projet socialiste, partie « S'épanouir à égalité », juin 2026
Propose un malus financier pour les établissements privés pratiquant l'éviction d'élèves en difficulté, la fin des subventions facultatives et l'abrogation de la loi Carle, sans supprimer le financement public des écoles privées sous contrat.
Sur les établissements privés, L’Avenir en commun va au-delà de la carte scolaire avec un arsenal complet : malus financier pour les établissements pratiquant l’éviction des élèves en difficulté, suppression des subventions facultatives aux établissements privés sous contrat, abrogation de la loi Carle, abolition des privilèges du privé.Mélenchon 2027 - Comparateur Place Publique 2025 : Renouer avec la promesse d'émancipation, sauver l'École de la République, 30 juin 2025
Veut que le privé, « largement financé sur fonds publics », prenne sa part de la mixité sociale, en modulant la prise en charge publique selon la condition sociale des élèves accueillis ; il ne propose pas de supprimer ce financement.
Le privé, largement financé sur fonds publics, doit prendre toute sa part de la mixité sociale. Assigner des objectifs clairs, publier des chiffres annuels, impliquer davantage dans l’inclusion, moduler la prise en charge publique en fonction de la condition sociale des élèves et des publics accueillis sont des jalons nécessaires d’une politique publique de l’égalité des chances.La France humaniste - Refonder l'école pour refaire société, 1er septembre 2026
Position nuancée 1
Veut appliquer le principe de mixité sociale à tous les établissements financés par le contribuable, y compris le privé, sans annoncer de baisse de leur financement public.
le principe de mixité sociale à tous les établissements financés par le contribuable, y compris donc le privéBFMTV - Raphaël Glucksmann plaide pour une convention citoyenne sur l'immigration et l'instauration d'un service civique obligatoire, 24 mai 2026
Plutôt contre 1
Position de son parti : une fiche argumentaire de Reconquête (mai 2023) défend la liberté et les statuts de l'enseignement privé et propose d'étendre la prise en charge publique, par exemple celle des AVS en école hors contrat ; elle ne propose aucune baisse du financement public.
faire prendre en charge par la puissance publique le salaire des AVS (assistants de vie scolaire) et AEHS (accompagnement des élèves en situation de handicap) et en poste auprès d’enfants handicapés scolarisés en école hors contratReconquête - Fiche argumentaire n°18 : Sauver l'école, restaurer l'enseignement public et libérer l'enseignement privé, 24 mai 2023
Contre 2
Propose un chèque-éducation assurant un financement public équivalent, que la famille choisisse l'enseignement public ou privé.
Nous proposons un droit réel au libre choix de l’école, garanti par la transparence des résultats et l’instauration progressive d’un chèque-éducation : un financement public équivalent, que la famille choisisse l’enseignement public ou privé.Nouvelle Énergie - École : le projet de David Lisnard, juillet 2026
Position de son parti : mettre fin à la règle non écrite du « 80-20 », qui limite à 20 % les moyens publics accordés à l'école libre (enseignement privé).
C'est pourquoi nous mettrons fin à la règle non écrite du « 80-20 », qui, depuis quarante ans, étouffe un enseignement de plus en plus plébiscité en bornant à 20 % les moyens publics qui lui sont accordés.Les Républicains - Pour une école de la transmission, de l'égalité des chances, de l'autorité et de la liberté (livret école), septembre 2026
Pas de position documentée 15
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