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Impôts, budget et dette

Baisse de la dépense publique : qui est pour, qui est contre ?

L'affirmation soumise aux candidats

La priorité budgétaire doit être de réduire fortement la dépense publique.

11
Pour
3
Position nuancée
11
Contre

Dépouillement sur 25 candidats dont la position est documentée. 3 candidats n'ont pas de position sourcée sur ce sujet.

Pour 4

Xavier BertrandNous France

Il veut réduire les dépenses publiques de 20 milliards d'euros par an pendant cinq ans, sans créer de nouveaux impôts.

Nous France (reprise de L'Opinion) - Présidentielle 2027 : Xavier Bertrand, un non candidat en campagne, 19 août 2026
David LisnardNouvelle Énergie

Vise 80 milliards d'euros d'économies dès la première année, puis 200 milliards par an à la fin du quinquennat.

Le candidat a réaffirmé son objectif de réaliser 80 milliards d’euros d’économies dès la première année, puis 200 milliards d’euros par an à la fin du quinquennat.
Nouvelle Énergie - À Saint-Raphaël, David Lisnard lance sa campagne pour « faire gagner la France qui fait », 3 juillet 2026

Veut inscrire une règle d'or dans la Constitution, ramener le déficit à 2 % du PIB et supprimer 50 milliards d'euros d'aides publiques jugées improductives.

Avec Édouard 2027 - Pour une France plus prospère, juillet 2026
Bruno RetailleauLes Républicains

Veut redresser les finances publiques de 120 milliards d'euros d'ici 2032 uniquement par la baisse des dépenses, sans hausse d'impôts.

Fondation iFRAP - Comparateur des programmes, présidentielle 2027, 2026

Plutôt pour 7

Gabriel AttalRenaissance

Veut inscrire une règle d'or budgétaire dans la Constitution et maîtriser la dépense sociale pour redresser les finances publiques.

Le JDD - Gabriel Attal : « Je propose la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 », août 2026
Olivier BechtProjet France

Lors des législatives de 2024, il s'engageait à ne pas augmenter les impôts et à réduire le déficit par une baisse des dépenses de fonctionnement de l'État, sans viser une baisse forte de toute la dépense publique.

Pas d’augmentation des impôts mais une baisse des dépenses de fonctionnement de l’Etat pour réduire notre déficit
Olivier Becht - Nos engagements (élections législatives 2024), juin 2024
Juan BrancoLes Ruches

Son programme range la baisse des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires parmi ses priorités, sans objectif chiffré.

Fusion de plus de 100 organismes administratifs et 500 opérateurs d’État. Baisse des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques.
Les Ruches - La Voie, programme intégral de Juan Branco (845 mesures), mai 2026
Nicolas Dupont-AignanDebout la France

Promet 100 milliards d'euros de « gaspillages » en moins en cinq ans, en ciblant les fausses cartes Vitale, les subventions aux éoliennes et les aides aux migrants.

100 milliards d’€ de gaspillages en moins en 5 ans avec la fin des fausses cartes vitales, des subventions aux éoliennes et des aides aux migrants
Nicolas Dupont-Aignan (site de campagne) - Tract de campagne 2027, mesures prioritaires, avril 2026
Marine Le PenRassemblement national

Dit vouloir réduire drastiquement les dépenses de l'État, tout en portant des mesures coûteuses comme le retour de l'âge légal à 62 ans.

The Star (Reuters) - Le Pen seeks to woo French business leaders at first presidential debate, 27 août 2026
Florian PhilippotLes Patriotes

Le projet des Patriotes veut redresser les finances publiques sans hausse d'impôts, d'abord par une réduction du train de vie de l'État et la suppression de dépenses jugées inutiles ; il refuse par ailleurs les plans d'austérité demandés par Bruxelles.

Pour réaliser ce redressement sans augmenter le niveau d’imposition déjà record subi par les Français, la solution devra d’abord venir d’une réduction du train de vie de l’Etat, ciblant les ministères « non régaliens » et les régimes spéciaux des élus de la République, d’une suppression des dépenses inutiles dans l’administration ou des aides mal employées ou mal ciblées
Les Patriotes - Grandes orientations pour un projet patriote, édition 2026-2027, septembre 2026
Éric ZemmourReconquête

Position défendue par Sarah Knafo, secrétaire générale de Reconquête, dans son livre de septembre 2026 ; Éric Zemmour n'a pas encore présenté son projet.

Epoch Times France - Sarah Knafo veut baisser le nombre de fonctionnaires de 800.000 pour assainir les finances publiques, 14 septembre 2026

Position nuancée 3

François AsselineauUnion populaire républicaine

Il estime que des coupes budgétaires mal ciblées peuvent aggraver le déficit et donne la priorité au retour de la croissance et à l'arrêt des dépenses qui quittent l'économie nationale, dont la contribution au budget européen.

Il y explique pourquoi un État ne se gère pas comme un ménage : ses recettes dépendant de l’activité économique, des coupes budgétaires mal ciblées peuvent aggraver le déficit au lieu de le réduire. Il défend en priorité le retour de la croissance et l’arrêt des dépenses qui quittent l’économie nationale, à commencer par la contribution nette de la France au budget européen
UPR - François Asselineau invité d'Élise Blaise sur TVL (26/09/2026), 26 septembre 2026

Programme du parti, non déclaration du candidat : le contre-budget 2026 d'Équinoxe combine baisses de dépenses et hausses de recettes, et veut surtout augmenter les investissements d'avenir.

Ce contre-budget se veut ambitieux, mais nuancé dans son approche. Si des efforts de baisse de dépenses et de hausse de recettes sont prévus, nous proposons surtout d’augmenter fortement les investissements d’avenir dès l’année prochaine.
Parti Équinoxe - Contre-budget 2026 pour la France : le temps de la responsabilité, novembre 2025
Dominique de VillepinLa France humaniste

Prévoit à la fois « des hausses d'impôt justes et des baisses de dépenses ciblées », pour plus de 120 milliards d'euros à l'horizon 2031.

il faudra des hausses d’impôt justes et des baisses de dépenses ciblées, à hauteur des besoins, c’est-à-dire pour plus de 120 Mds€ à l’horizon 2031.
La France humaniste - La dette c'est la défaite : choisir le sursaut, 21 août 2026

Plutôt contre 5

Delphine BathoGénération Écologie

Position de son parti, non de la candidate elle-même : la commission économie de Génération Écologie reproche au budget Bayrou d'agir « uniquement sur les dépenses » et défend d'autres leviers pour les ressources de l'État.

En agissant uniquement sur les dépenses, le budget Bayrou ignore sciemment d’autres leviers, largement documentés, pour sécuriser les ressources de l’État.
Génération Écologie - Budget : le moment de cécité, 16 juillet 2025
Olivier FaureParti socialiste

Lors du premier débat de la primaire, il a écarté une annulation de la dette et jugé que le levier des recettes fiscales était le plus à même de redresser les comptes publics.

Olivier Faure choisit de marquer sa différence par rapport à Jean-Luc Mélenchon, disant préférer des pistes plus “concrètes”, et une méthode plus “réalisable” que le souhait du leader de La France insoumise d’annuler purement et simplement la dette. Et c’est le levier des recettes fiscales qu’il estime le plus à même de redresser les comptes publics.
LCP - Accord avec LFI, Moyen-Orient, pouvoir d'achat : ce qu'il faut retenir du premier débat de la primaire de gauche, 23 septembre 2026
Raphaël GlucksmannPlace publique

Prône une trajectoire crédible de désendettement et la suppression des dépenses inefficaces, tout en assumant un réinvestissement public dans les services publics, la sécurité et la transition écologique.

Place publique - Acte I, notre vision pour la France, 25 mars 2026
Jérôme GuedjParti socialiste

Déplore que le gouvernement ne propose qu'une réduction des dépenses et estime que la question des recettes doit être posée.

Présent au comité d'alerte des finances publiques, Jérôme Guedj déplore que le gouvernement propose uniquement "une réduction des dépenses", et estime que "la question des recettes" peut être posée
franceinfo - Budget 2027 : Jérôme Guedj souhaite que le gouvernement organise « dès à présent » une « négociation » avec les groupes politiques, 24 avril 2026
Ségolène RoyalParti socialiste

Juge que la priorité devrait être de « reconduire le budget de l'année dernière tranquillement », et non l'effort budgétaire annoncé pour 2027, qu'elle qualifie de « budget de provocation ».

Je considère que dans le contexte, à huit mois d'une élection présidentielle, la priorité gouvernementale devrait être de calmer les choses, d'arrêter de faire peur, de reconduire le budget de l'année dernière tranquillement.
franceinfo - « C'est un budget de provocation », estime Ségolène Royal à propos des annonces de Sébastien Lecornu, 18 septembre 2026

Contre 6

Nathalie ArthaudLutte ouvrière

Elle rejette l'austérité budgétaire et dénonce les coupes dans les budgets utiles à la population.

Lutte ouvrière - Brochure Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027, mai 2026
Anasse KazibRévolution permanente

Révolution permanente, dont il est le candidat, range la réduction des dépenses publiques parmi les « recettes néolibérales » qui font payer la crise aux travailleurs.

Derrière les mots d’ordre de « compétitivité », de baisse du « coût du travail » et de réduction des dépenses publiques, ce sont les mêmes recettes néolibérales qui reviennent : réduire les cotisations, rogner les droits sociaux et faire payer la crise aux travailleurs.
Révolution Permanente - Entre alignement avec le patronat et espoir d'un compromis : la campagne s'ouvre sous le signe du MEDEF, 28 août 2026
Emmanuel MaurelGauche républicaine et socialiste

Estime que le problème de la France n'est pas un excès de dépense mais une production insuffisante.

Le problème n'est pas que la France dépense trop, mais qu'elle ne produit plus assez.
Emmanuel Maurel 2027 (site de campagne) - Le programme : La gauche au rendez-vous du sursaut français, 18 septembre 2026
Jean-Luc MélenchonLa France insoumise

Son programme dénonce l'austérité et le « carcan budgétaire » européen et propose d'annuler une partie de la dette publique plutôt que de couper dans les dépenses.

La France insoumise - L'Avenir en commun, édition 2025, février 2025
Fabien RousselParti communiste français

Dénonçait en 2022 l'austérité budgétaire et voulait mettre fin à la règle des 3 % de déficit et au pacte de stabilité.

PCF - La France des Jours heureux (programme présidentiel 2022), 24 janvier 2022 (position antérieure à 2023)
Marine TondelierLes Écologistes

Rejette l'austérité et prône un État investisseur de type keynésien, tout en ciblant la réduction des dépenses publiques jugées inutiles ou fossiles.

Les Écologistes - Pour une prospérité écologique (programme), 13 juillet 2026

Pas de position documentée 3

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